Groupe G

Mondial 2026 : l’Égypte renverse la Nouvelle-Zélande et s’offre une victoire historique

L’Égypte a parfaitement corrigé le tir. Après un nul frustrant contre la Belgique lors de son entrée en lice, les Pharaons ont signé une victoire précieuse face à la Nouvelle-Zélande, battue 3-1 dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 juin, à Vancouver, lors de la deuxième journée du groupe G. Menés à la pause, les coéquipiers de Mohamed Salah ont totalement renversé la rencontre en seconde période pour se rapprocher des seizièmes de finale.

Publié ce 22 juin à 17h46 Mis à jour il y a 1 heure Gildas Adimou
Mondial 2026 : l'Égypte renverse la Nouvelle-Zélande et s'offre une victoire historique

Ce succès a une valeur immense. Il s’agit de la première victoire de l’Égypte en phase finale de Coupe du monde. Longtemps freinés par leur manque d’efficacité dans cette compétition, les Pharaons ont cette fois su allier caractère, maîtrise et réalisme pour prendre seuls la tête de leur groupe avec quatre points.

La Nouvelle-Zélande frappe en premier

Après leur nul 1-1 face à la Belgique, les Égyptiens savaient qu’ils devaient hausser le ton. Face à la Nouvelle-Zélande, l’objectif était clair : corriger les erreurs du premier match, mieux exploiter le potentiel offensif de l’équipe et se replacer dans la course à la qualification.

La première période a pourtant été compliquée. Dans une rencontre d’abord tactique, les deux équipes ont joué avec prudence, sans trop se découvrir. Mais les Néo-Zélandais ont été les premiers à se montrer efficaces. À la 15e minute, Finn Surman a ouvert le score pour les All Whites, obligeant l’Égypte à courir derrière le résultat.

Les Pharaons butent avant la pause

Piqués au vif, les Pharaons ont tenté de réagir. Mohamed Salah, Omar Marmoush et Mostafa Ziko ont cherché à accélérer le jeu, mais la défense néo-zélandaise est restée compacte. Les Égyptiens ont eu plusieurs situations, sans parvenir à trouver le dernier geste juste.

À la pause, l’Égypte était menée 1-0. Un scénario dangereux, mais pas irréversible pour une équipe qui avait déjà montré face à la Belgique qu’elle pouvait rivaliser dans l’intensité et la maîtrise collective.

Ziko sonne la révolte

Le retour des vestiaires a totalement changé le visage de la rencontre. Les hommes de Hossam Hassan sont revenus avec plus d’agressivité, plus de verticalité et une vraie volonté de mettre la Nouvelle-Zélande sous pression. Le jeu égyptien est devenu plus direct, les combinaisons plus rapides et les attaques plus coordonnées.

Cette domination a été récompensée à la 58e minute. Bien servi dans la surface, Mostafa Ziko a égalisé de la tête, remettant les Pharaons dans le match. Ce but a agi comme un déclic. Dès lors, l’Égypte a pris le contrôle des opérations.

Salah prend ses responsabilités

Le capitaine égyptien a ensuite choisi son moment. Très actif entre les lignes et constamment dangereux dans les derniers mètres, Mohamed Salah a donné l’avantage à son équipe à la 67e minute. Son but a fait basculer la rencontre et confirmé son rôle central dans cette sélection égyptienne.

La Nouvelle-Zélande, jusque-là disciplinée, a commencé à reculer et à perdre en lucidité. L’Égypte en a profité pour insister. À la 82e minute, Mahmoud Trezeguet a scellé la victoire d’une tête victorieuse sur corner, offrant aux Pharaons un succès 3-1 aussi convaincant que précieux.

Une quatrième victoire africaine dans ce Mondial

Avec cette victoire, l’Égypte devient la quatrième sélection africaine à gagner un match dans ce Mondial 2026, après la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Maroc. Une performance qui confirme la montée en puissance du contingent africain dans cette Coupe du monde élargie à 48 équipes.

Ce succès replace surtout les Pharaons dans une position idéale. Avec quatre points en deux matchs, l’Égypte abordera son dernier rendez-vous face à l’Iran avec son destin entre les mains. Un nul pourrait suffire pour envoyer les hommes de Hossam Hassan en seizièmes de finale.

L’Égypte peut rêver plus grand

Pour une sélection qui n’avait jamais franchi le premier tour d’une Coupe du monde, cette victoire ouvre une perspective historique. L’Égypte a montré du caractère, de la qualité offensive et une vraie capacité à réagir sous pression. Autant d’éléments indispensables pour exister dans une compétition aussi exigeante.

Reste désormais à confirmer. Les Pharaons ont fait le plus dur en renversant la Nouvelle-Zélande, mais ils devront finir le travail contre l’Iran. Une qualification pour les seizièmes de finale marquerait une nouvelle page dans l’histoire du football égyptien et renforcerait encore le bilan africain dans ce Mondial.

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