CAN

Guinée Equatoriale-Sénégal : David triomphe de Goliath


Publié le 25 janvier 2012 par Arnaud MBENG Mis à jour : 25 janvier 2012 à 17h38min
© D.R./SPORT241
Guinée Equatoriale-Sénégal : David triomphe de Goliath

La Guinée Equatoriale a déjoué tous les pronostics en s’imposant face au Sénégal, grantissim favori, se qualifiant ainsi pour la suite de la rencontre en accédant aux quarts de finale.

Quel match. Fantastique. Inoubliable à jamais pour les Equato-Guinéens, dramatique pour les Sénégalais. Ces derniers ont tout essaye, ils se sont créé une quantité énorme de faire la différence. Et ils ont été battus par le pays organisateur, une défaite synonyme de retour à Dakar après la deuxième journée. Un scénario invraisemblable qui a mis en lumière, le cœur, la volonté, le courage d’une équipe a vécu le jour le plus historique de son histoire. C’est une surprise qui entre également dans la légende de la Coupe d’Afrique des Nations, au terme d’une soirée complètement folle qu ont fait vivre des Equato-Guinéens qui sont allés chercher leur triomphe et la qualification pour les quarts de finale dans le temps additionnel.

Deux changements chez les Lions de la Teranga avec la non-titularisation du capitaine Mamadou Niang et celle de son partenaire de la ligne d’attaque Moussa Sow auxquels le sélectionneur Amara Traoré a préféré Issar Dia et Papiss Cissé qui les avaient remplacés au cours du premier match contre la Zambie. Au nom du principe qui veut qu on ne change pas une équipe qui gagne, Gilson Paulo a gardé les vainqueurs de la Libye.Le terrain n’a pas trop souffert du match précédent entre la Zambie et la Libye. Il a été épongé en partie mais reste humide et peu propice au jeu sur une bande qui suit la ligne de touche qui est devant la tribune officielle.

Comme prévu, le Sénégal qui a impérativement besoin d’une victoire après sa défaite devant la Zambie s’installe dès le départ dans la moitié de terrain des Rouges équato-guinéens. Le milieu sénégalais impose son tempo, sa puissance et sa percussion à une équipe sur la défensive. A la baguette on trouve Issar Dia. Le Nzalang Nacional soutenu par 35.000 fidèles, fait, avec beaucoup de courage et de volonté, de la résistance. Il en faut car les Lions de la Teanga multiplient les offensives. Un premier tir de Dame Ndoye (12e), un deuxième de Papiss Cissé (15e) qui après un contrôle de la poitrine oblige le gardien Emmanuel Danilo à une superbe claquette pour faire passer le ballon au-dessus de la transversale et puis encore cette frappe très tendue qui trouve à la parade un Danilo excellemment placé. On assiste à un gros festival offensif des Lions mais cela ne veut pas rentrer. Amara Traoré a complètement rééquilibré son équipe qui évolue pratiquement en 4-2-4 avec Demba Ba et Papiss Cissé en pointe et sur les côtés, à droite Issar Dia et Dame Ndoye. Les Equato-guinéens plient mais ne rompent pas, procèdent à quelques incursions dans le camp sénégalais sans réellement venir mettre en danger Bouna Coundoul, très peu sollicité. Toujours est-il qu’ à la mi-temps les deux équipes sont toujours à égalité. Aucun but n’a été marqué.

La deuxième période voit à nouveau le Sénégal faire le forcing mais le Nzalang fait de la résistance comme sur cette réplique de Narcisse Ekanga avec cette passe en retrait dans la surface stoppée par une flaque d’eau alors que Thierry Fidjeu était bien placé pour inquiéter Coundoul. Les Sénégalais dominent toujours mais les coéquipiers d Ejogo-Ewono s’enhardissent et sur un superbe centre de la droite de David Alvarez ils ouvrent le score sur une tête parfaite d Iban Iyanga . Contre toute attente le petit vient de donner une leçon au grand, identifié au départ comme un des plus sérieux candidats à la succession de l’Egypte. 1-0. On joue depuis une heure environ. La rentrée de Mamadou Niang à la place d Issar Dia redonne un peu de tonus à la ligne d’attaque sénégalaise. Une première tête croisée rate de peu le cadre. On s’achemine vers une victoire des Equato-Guinéens lorsqu au bout d’une énième tentative Moussa Sow au milieu d’un gros cafouillage à six mètres de la ligne de but réussit à égaliser. On va entrer dans le temps additionnel. 1-1. L’affaire est entendue. On terminera sur un nul. Il reste cinq minutes de temps additionnel. Les deux équipes sont au bout du rouleau mais les Rouges ont encore un brin de souffle et sur un tir de 30 mètres chronométré à 98km/h, David Alvarez pulvérise la défense sénégalaise qui a regardé passer le allon que n’arrive pas à arrêter Coundoul.

2-1 : la Guinée Equatoriale est qualifiée pour les quarts de finale, le Sénégal est éliminé. La Guinée Equatoriale est en fête. Ele a raison d’honorer ses héros. Cette issue rappelle à tous les observateurs que le football africain ne se joue pas en Europe. C’est ce qui en fait tout le charme et la grande spécificité.


Commenter l'article