Rideaux sur la 5e édition de la Coupe de karaté de l’ambassadeur du Japon au Gabon

Karaté

mercredi 15 mars 2017 à 19h17 par La Rédaction

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Plusieurs karatékas gabonais ont rivalisé samedi d’adresse pour la 5e édition de la Coupe de l’ambassadeur du Japon. L’événement qui s’est déroulé devant un maigre public, a vu le sacre notamment de Dany Mba Mintsa (-75kg) et d’évoquer les perspectives de l’avenir de la discipline sportive.

Co-organisée par l’ambassade du japon au Gabon et la Fédération gabonaise de karaté-do et arts martiaux affinitaires (Fegakama), la 5e Coupe de l’ambassadeur du Japon, organisée samedi dernier au Prytanée militaire de Libreville, a été l’occasion pour de jeunes karatékas de se mettre en valeur.

Ainsi, Dany Mba Mintsa, qui a remporté la finale des -75 kilos, a impressionné les jeunes pratiquants par sa opacité à retourner des situations en sa défaveur. Le plus souvent avant la fin du combat. Si cet habitué de la compétition s’est illustré, d’autres karatékas ont pu quitter le gymnase du Prytanée avec une médaille d’or autour du cou.

Comme David Obissa chez les juniors, Bertille Chingouangoye (Iota dames), Brke Obiang (Iota homme ), etc. Il faut dire que de tous les combattants alignés, Mba Mintsa était le plus attendu. Ses supporteurs n’ont pas été déçus, tant ses retournements des situations étaient imprévisibles.

Toujours est-il que ces performances, et celles des autres athlètes, n’ont pas suffi à satisfaire le maigre public. Le président de la Fegakama, Gilles Bertrand Ongondja Koumoué, a d’ailleurs estimé que cette 5e édition avait été d’un "niveau acceptable". « Cependant, cette compétition nous a également permis de comprendre que nous devrons porter nos efforts sur la préparation des athlètes et la construction des infrastructures entre autres », a-t-il indiqué.

Surtout que la Fegakama revendique 2000 licenciés pour 500 ceintures noires sur quatre principaux styles (shotokan, shito-ryu, wado-tyu et goju-ryu). Pour la Fédération, le Gabon pourrait participer aux jeux olympiques de 2020. Sauf qu’il va falloir une réorientation de la politique générale.

Pour Ongondja Koumoué, trois objectifs doivent être concrétisés avant cette date : la construction d’un dojo national, des formateurs bien outillés et l’instauration du concept sport-études pour permettre aux jeunes karatékas d’éclore. Selon lui, l’ambassade du Japon au Gabon serait le partenaire idéal.

« Les belles réussites que nous distinguons d’édition en édition proviennent du profond attachement du peuple gabonais à cette noble discipline », a affirmé l’ambassadeur du japon au Gabon, Sato Masaaki « L’avenir du karaté au Gabon est de plus en plus prometteur », a-t-il conclu.

Avec L’union