Selon le président de la Fédération gabonaise de cyclisme (Fégacy), Maurice Nazaire Embinga, la prise en compte de cette discipline dans les festivités de l’indépendance relève d’une démarche personnelle à laquelle les autorités compétentes ont répondu favorablement.
Au micro de GABONEWS, Maurice Nazaire Embinga, a précisé que cette démarche vise, d’une certaine manière, à mettre les jeunes en jambe.
Ces athlètes ont respectivement couru sur une distance de près de 15km en circuit fermé dans la ville, à raison de 14 tours pour les séniors et 7 tours pour les juniors.
Cependant, cette course a été marquée par des fortunes diverses, à l’exemple de certains coureurs contraints à l’abandon pour défaut de matériel, mais surtout pour manque de compétition dans les jambes.
« Mon club, par exemple, m’a offert un vélo il y a un an, mais depuis lors, l’entretien est à ma charge et c’est super difficile. Du coup, on se retrouve à faire deux semaines au moins sans entraînement ; et dans notre discipline, une semaine sans courir, on perd toute la forme », a déclaré un cycliste qui a requis l’anonymat, après un abandon au deuxième tour de circuit, pour fatigue musculaire et panne mécanique.
Ces problèmes d’impréparation et de matériel se posent à quelques mois du coup d’envoi de la 8ème édition de la Course cycliste internationale la Tropicale Amissa Bongo.
Comment le pays peut-il espérer remporter une étape de cette compétition internationale, quand le ministère fait preuve d’un réel manque de considération vis-à-vis des coureurs ?
Il y a peut-être lieu de s’interroger sur l’intérêt de l’organisation de cette compétition au Gabon, si nos cyclistes n’y participent que pour faire de la figuration.
Source : Gabonews.ga
Commenter l'article